NekroPolis est un projet d'installation multimédia, une parabole de l’urbanité qui met en connexion la nécropole antique et la ville contemporaine dans une perspective diachronique : l’œuvre rend compte de l’atomisation des sociétés urbaines et de leur surdité en donnant à voir des individus gisant sur des dalles de béton, vivants mais immobiles, de vrais marginaux tels que les conçoit Yves Chalas : « Le marginal n'est plus celui qui bouge, mais celui qui reste fixe » in Villes contemporaines, 2008, éd. Cercle d'art.

Autour d’eux, comme dans toute ville contemporaine, la frénésie de mouvement est étourdissante. Dans NekroPolis, la projection vidéo en continu (Éric Imbault) et la bande son qui l'accompagne (Shoï) illustrent ce phénomène quasi schizophrénique.

Maquette de l'installation : une douzaine de gisants grandeur nature épars sur un chantier de fouilles, entourés de 14 stèles verticales :

Les représentations de corps humains grandeur nature sont posées sur des dalles de béton blanc :

Ces représentations de corps humain sont dessinées (Philippe Charlet) au crayon de couleurs sur des chantournés enduits de mélange colle de peau / blanc de Bougival :

Tout autour des corps épars, 14 stèles verticales de béton blanc de 2 m de hauteur montrent les différentes parties du corps d'un clown agonisant étouffé par une bâche de plastique transparent (sur le modèle du Laocoon) :

Docu vidéo sur Tours TV, par Nilda Fleury :

« J’en vois quelques uns là-bas qui ne sont pas à genoux ! »

Philippe Muray, 2000 .- Après l’Histoire II, Les Belles Lettres, p. 351

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